La maladie d’Alzheimer est dévastatrice, non seulement pour ceux qui en sont atteints, mais aussi pour ceux qui en prennent soin. Bien que la perte de mémoire soit le symptôme le plus évoqué, l’agitation – qui comprend la stimulation, les explosions et même l’agressivité – est étonnamment courante, mais souvent attribuée à tort à de mauvais soins. Il s’agit d’un malentendu crucial, car l’agitation est le résultat direct des changements cérébraux provoqués par la maladie et non des défaillances des soignants.
Les bases neurologiques de l’agitation
L’agitation dans la maladie d’Alzheimer provient de lésions des zones cérébrales contrôlant les émotions, la prise de décision et les réponses comportementales. Plus précisément, la maladie perturbe les neurotransmetteurs – sérotonine, noradrénaline et dopamine – qui régulent l’humeur, la motivation et l’anxiété. Cela signifie que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent réagir fortement à des situations qui ne les auraient pas dérangées auparavant.
L’impact peut se manifester de plusieurs manières : sautes d’humeur soudaines, colère inexpliquée, comportements répétitifs et difficulté à rester calme. Ces réactions ne sont pas personnelles ; ils sont neurologiques. Les soignants peuvent se sentir coupables ou incompétents, mais l’agitation est une progression naturelle de la maladie.
Pourquoi une mauvaise attribution fait mal
De nombreux soignants croient à tort qu’ils font quelque chose de mal, surtout si l’agitation survient après un changement de routine ou lors d’événements stressants comme les vacances. Des études montrent que l’agitation touche 56 à 68 % des patients selon le stade de la maladie, ce qui est loin d’être un problème isolé.
La stigmatisation entourant ce symptôme rend plus difficile pour les soignants de demander de l’aide. Ils peuvent craindre d’être jugés ou avoir l’impression de ne pas prodiguer des soins adéquats. Ce cycle de reproche interne est improductif et nuisible, car le problème réside dans les lésions cérébrales et non dans l’environnement de soins.
Gérer efficacement l’agitation
Bien qu’il n’existe aucun remède contre l’agitation, plusieurs stratégies peuvent aider :
- Établissez des routines : Des horaires quotidiens cohérents réduisent la confusion et l’anxiété.
- Évitez de discuter : Raisonner avec un cerveau atteint de la maladie d’Alzheimer est futile ; concentrez-vous sur l’émotion derrière le comportement.
- Utilisez des approches apaisantes : Parlez doucement, écoutez de la musique familière et réduisez le bruit.
- Rechercher une intervention médicale : Les traitements approuvés par la FDA peuvent aider à gérer efficacement l’agitation.
Les facteurs environnementaux jouent également un rôle. Les événements très stressants comme les vacances peuvent exacerber les symptômes. Simplifier les routines et éviter les situations accablantes peut faire la différence.
L’importance du soutien des soignants
Être soignant est épuisant émotionnellement et physiquement. Les soignants doivent donner la priorité à leur propre bien-être en recherchant des groupes de soutien, des conseils ou simplement en prenant des pauses en cas de besoin.
L’agitation liée à la maladie d’Alzheimer n’est pas le reflet de soins médiocres ; c’est un symptôme de la maladie. Comprendre cela est la première étape vers une prise en charge efficace et des soins empreints de compassion. N’oubliez pas que les patients et les soignants méritent du soutien, et qu’il existe des ressources disponibles pour les aider à traverser cette aventure difficile.




































