Un service de tests ADN a facilité les retrouvailles qui ont changé la vie de deux femmes qui ont vécu toute leur vie séparément, ignorant qu’elles étaient de vraies jumelles. Amanda Dunford et Katey Bennett, toutes deux âgées de 33 ans, ont récemment découvert leur lien via 23andMe, mettant ainsi fin à des décennies de séparation après leur adoption par la Corée du Sud.
Une recherche alimentée par des indices d’enfance
Le voyage vers ces retrouvailles a commencé il y a des années pour Amanda. Alors qu’elle a été élevée dans une famille américaine, sa mère adoptive a partagé une information cruciale lorsqu’Amanda était une jeune enfant : elle avait une sœur jumelle.
Poussée par le désir de retrouver son frère ou sa sœur, Amanda s’est tournée vers les tests génétiques. Toutefois, le processus n’a pas été immédiat. Pendant longtemps, ses résultats n’ont montré que des liens éloignés, tels que des cousins au quatrième degré, ce qui lui a fait presque perdre tout espoir de retrouver sa famille biologique.
Le moment de la découverte
Pendant qu’Amanda cherchait, Katey faisait l’expérience de sa propre intuition. Depuis plusieurs années, Katey soupçonnait de plus en plus qu’elle pourrait avoir des frères et sœurs biologiques, même si elle n’avait aucune piste précise.
La percée s’est produite lorsque Katey a passé un test ADN quatre ans après qu’Amanda ait déjà terminé le sien. Le système a signalé une correspondance ADN à 100 %, reliant Katey directement à Amanda.
“C’était difficile de comprendre après 33 ans sans savoir que j’avais des frères et sœurs, encore moins un jumeau identique”, a expliqué Katey.
Après le choc et le scepticisme initiaux, les deux femmes ont commencé à communiquer via la plateforme du service. Leur première conversation a duré neuf heures, révélant une complicité immédiate et naturelle.
Trouver un terrain d’entente
Au-delà de leur identité génétique, les sœurs ont découvert des similitudes frappantes dans leurs personnalités et leurs expériences de vie, notamment :
– Des difficultés académiques partagées (les deux ont échoué en algèbre au lycée).
– Des étapes similaires (tous deux ont réussi leur permis de conduire dès la deuxième tentative).
– Des habitudes partagées (tous deux ont tendance à prendre leurs repas très rapidement).
Lorsqu’ils se sont finalement rencontrés en personne en novembre dernier, la ressemblance physique était indéniable. Katey a décrit l’expérience de serrer Amanda dans ses bras comme « le sentiment de me serrer dans ses bras », notant qu’un lien instantané s’est formé malgré les décennies d’absence.
Combler la distance
Les retrouvailles présentent un nouveau défi logistique : la géographie. Amanda est actuellement en poste à Virginia Beach dans la Marine, tandis que Katey réside en Californie. Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les sœurs entretiennent une relation étroite, communiquant presque tous les jours par SMS. Des plans sont déjà en cours pour qu’Amanda se rende en Californie en juin, ce qui comprendra également une première rencontre entre Katey et le fils d’Amanda.
L’importance des tests génétiques
Cette histoire met en évidence une tendance croissante à utiliser la génomique du consommateur pour réunir les familles séparées, en particulier au sein de la communauté de l’adoption internationale. Bien que ces services offrent un outil puissant de récupération d’identité, ils soulèvent également des questions émotionnelles complexes sur l’intégration soudaine de proches perdus depuis longtemps dans la vie établie.
Conclusion
Après trois décennies de vies séparées, Amanda et Katey sont passées d’étrangères à sœurs inséparables, prouvant que la technologie génétique peut combler même les écarts émotionnels et physiques les plus larges.
